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An American at Chamonix in 1754

An American at Chamonix in 1754

G. R. de Beer

F.R.S., A.C., S.A.C., Hon. D.-ès-L. (Lausanne), Correspondent de I’lnstitut de France, Director of the British Museum (Natural History)

THE earliest account known of an excursion to Chamonix is also the first in English,1 describing the visit of William Windham, Richard Pococke, and their friends in 1741. The next description in English so far discovered is that by William Benson Earle2 in 1767, although the intervening 26 years must have seen many English-speaking visitors to Chamonix. There is evidence that this was so, because the due de la Rochefoucauld,3 writing in 1762, said that ever since 1741 all the “Anglais” who came to Geneva made the journey to Chamonix. The names of three of these were known in 1754, and as one of them was American their visit was all the more interesting because up till now the earliest Americans known to have travelled in the Alps were John Morgan4 and Samuel Powel, of Philadelphia, in 1764. The record is therefore pushed back by ten years.

There is no account in English of the visit to Chamonix in 1754, and, indeed, nothing would have been known of it at all had it not been for a letter from Jean-Jacques Rousseau to Jacques-François De Luc of Geneva, father of the well-known alpine pioneers Jean-André De Luc and his brother Guillaume-Antoine. At the end of this letter a note was subsequently added by the recipient’s grandson, Jean-André De Luc junior, son of Guillaume-Antoine. The letter and the note are as follows :-

[Jean-Jacques Rousseau to Jacques-François De Luc]5

“A Paris le 28 Xbre 1754.

“… J’ai pensé à une chose qui pourrait faire plaisir à Mrs vos fils et qui du moins leur feroit un très grand honneur, c’est de donner dans l’Encyclopédie une relation de leur voyage des glaciéres [sic] et leurs observations. J’en ai déja parlé aux Editeurs et ils l’employeront avec plaisir si cela vous convient. J’ai pensé que c étoit une occasion heureuse et qui peut être ne se retrouvera jamais d’immortaliser leur nom et de le faire figurer à côté de ceux des plus grands hommes de l’Europe ...”

It was always known that Rousseau interested himself in the Alps, where in his view the golden age still persisted, but he appears here in a new light as a promoter of the literature of alpine travel. The most important part of this document, however, is the note by Jean-André De Luc junior:6

“C’est dommage que les frères De Luc n’aient pas profité de l’office que leur faisait Rousseau par sa lettre du 28 Xbre 1754, car la relation de leur voyage aux Glacières n’a jamais été publiée et l’ouvrage intitulé Recherches sur les modifications de I'atmosphére, où cette relation aurait pû être insérée, ne parut qu’en 1772. Voici ce qu’un des frères De Luc raconte dans un journal où il transcrivait les principaux évènements de sa famille.—‘Le 12 août 1754, nous avons été aux Glacières, mon frère et moi, avec trois étrangers: M. Jefferyes, Irlandais, M. Machinen, né en Amérique de parents écossais, & M. Forbes, cape écossais. Nous vîmes les glacières de la Vallée de Chamouny, située au pied du Mont Blanc, partie de toute la châîne des Alpes la plus élevée. Nous repartîmes le 15 de la Vallée de Chamouny, & pour diversifier notre promenade, nous traversâmes en Valais par Valorsine et le mont de la Tête Noire. De Martigny, où nous descendîmes, nous fûmes à Bex. Le 19 nous fûmes de retour à Genève. Nous avons fait une relation détaillée de

cette curieuse et pènible promenade, pendant laquelle nous fûmes favorisés du plus beau temps du Monde.’ ”

It is greatly to be hoped that this “relation détailée” may one day be found, for in addition to the information which it must contain about Chamonix, it was the first account of a journey from Chamonix to Martigny by the Tête Noire. Meanwhile, some preliminary work may be done on the information already to hand, and now that the names of the three men are known, an attempt may be made to identify them.

With regard to the Irishman, Mr. Jefferyes, the Register of the Academy of Geneva7 contains for that same year 1754 an entry which without extravagance of hypothesis can be ascribed to the same man. It is his signature:- “St John Jefferys 1754.” It would be pleasant if he could be identified with the Dr. John Jeffries8 who flew in a balloon with M. Blanchard from England to France on 7 January 1785, thereby showing a liking for high altitudes which would be fitting for one of the earliest visitors to the foot of Mont Blanc; but this is the merest fancy.

Captain Forbes is not referred to in any known document at Geneva, but the British Army List for 1775 presumably contains his name. Three officers are mentioned of the name of Forbes who were promoted Captain before 12 August 1754. Captain William Forbes dated his promotion in the 46th Foot from 11 February 1748/9; Captain Hugh Forbes dated his in the Royal Horse Guards from 24 July 1745; and there was a Captain James Forbes on half-pay, late of Churchill’s Regiment which was disbanded in November 1748 after the Peace of Aix la Chapelle. Captain Charles Forbes of the 36th Foot who only dated his promotion from 13 September 1754 must presumably be excluded from consideration. As Great Britain was at peace in 1754, the officers serving in their regiments might have traveled on the continent on leave just as easily as the officer on half-pay. There is therefore nothing to show which was the one who went to Chamonix.

As for Mr. Machinen, born in America of Scottish parents, the only conjecture which can so far be made about him is that his name was probably Mackinnon, and it is greatly to be hoped that his family and he may be identified.

It remains to consider the journey on which they went. In his reply to Rousseau, Jacques-François De Luc explained the reasons why his sons did not avail themselves of the kind offer of the editors to print an account of their journey to Chamonix in the Encyclopédic

[Jacques-François De Luc to Jean-Jacques Rousseau]9

“[Genève] 20e Janvier 1755

… A I'égard de l’honeur que vôtre amitié pour mes fils voudroit leur faire dans l’Encyclopédie, Je ne vois pas comment ils pourront s'en prèvaloir. La relation du Voyage des Glacieres ne fait que partie de l’ouvrage auquel ils travaillent, et pour lequel ils l’ont fait. C’est un tout par le moyen duquel ils établissent une Théorie de la Terre conforme à la Genèse, et fondèe sur la plus saine phisique. Ils se proposent de la mettre au jour, ainsi Mrs les Editeurs de l’Encyclopédie pourront en tirer ce qu’ils jugeront à propos … ”

The major work here referred to was the Lettres physiques et morales sur I’histoire de la terre et de I’homme,10 which, however, contains no account of the journey to Chamonix in 1754. But there is a very brief account of it in Jean-André De Luc’s work Recherches sur les modifications de I'atmosphére 11 which must be quoted because of the importance of the scientific results to which this excursion led:-

“… En l’année 1754 je fis avec mon frère un voyage à la partie des Alpes la plus voisine de Genève, pour examiner de près ces masses énormes qu’il est si important de bien connoître pour établir une bonne Théorie de nôtre Globe. C’etoit là nôtre prémier but, dont nous nous occupions depuis longtemps; & qui est si vaste, que malgré une étude soutenuë & des découvertes plus étendues que nous n’avions espéré d’abord, it ne nous a pas encore été possible de mettre la dernière main à cet Ouvrage. La hauteur d’une partie des Alpes est telle, que les plus grandes ardeurs de l’Eté ne peuvent fondre qu’une petite partie des prodigieux amas de glance qu’elles renferment. Il étoit intéressant pour nous, de connoître à quelle hauteur nous parvenir, & le seul moyen que nous eussions pour cela étoit le Baromètre. Nous savions en général que plusieurs physiciens l’avoient employé; mais n’ayant pas examiné de bien près cette matière, nous pensions qu’il suffisoit d’avoir un de ces instruments, pour juger par son moyen de l’élévation à laquelle nous serions montés.

“…Nous portâmes donc un Baromètre, nous fîmes des observations, & à notre retour nous en cherchâmes les conséquences dans les Auteurs qui avoient travaillé sur cette matière. Mais en les comparant, nous trouvâmes entr’eux tant de différence, que ne sachant à quelle méthode nous devions nous arrêter, nous ne pûmes tirer aucun usage de nos expériences pour connoître la hauteur des lieux où nous les avions faites.

“ ... Je résolus donc de fermer les Livres & de consulter la Nature seule … ”

There is another source of information which contains more details about the places on the journey where barometric observations were made, and as the three English-speaking friends must have been present, it is worth quoting an extract from the account which Jean-André De Luc furnished to the duc de la Rochefoucauld12 in 1762:-

“J’ai fait les observations suivantes au mois d’août 1754. Un baromètre semblable au mien, observé à Genève pendant le même temps, fut constamment à 27 pouces 1 ligne ½; il était élevé de 5 toises au-dessus du niveau du lac.

A la Bonneville 

26 pouces

10 lignes

½



A Cluse 

26 ”

9 ”

½



A Salenches 

26 ”

6 ”

5/6



A Montcoir,13 village

dans la vallée de Chamouny 

25 ”

3 ”

½













Sur le penchant d’une montagne qui fait face au Mont Blanc [le Brévent] 

23 ”

3 ”

½













“Je montai avec mon frère sur cette montagne pour mieux examiner le Mont-Blanc; la crainte de nous trouver de nuit dans un terrain très scabreux nous empêcha de monter plus haut. Nous avions portè avec nous un niveau grossier fabriqué à la hâte à Montcoir; nous l’employâmes à déterminer le point du Mont Blanc qui correspondait horizontalement avec le lieu où nous étions parvenus et où nous fîmes la dernière observation du baromètre. Nous prîmes ce point de niveau, mon frère et moi, sans nous communiquer; nous estimâmes ainsi séparément la proportion qu’il y avait entre la portion du Mont Blanc supérieure à ce point, et celle qui était au-dessous, à compter depuis le niveau de Montcoir, et nous nous accordâmes à juger que la portion inférieure était le quart de la supérieure. Nous estimâmes encore par le moyen du niveau que le lieu où nous étions était un peu plus bas que le glacier des Bois. Nôtre baromètre se rompit sur cette montagne et nos observations dans ce genre cessèrent là. Cette catastrophe fit naître chez moi l’idée d’un baromètre a l’abri de pareil accident, et la difficulté que je trouvai dans ce temps-là à concilier les méthodes de divers physiciens pour mesurer les hauteurs par l’abaissement du mercure dans le baromètre a été l’occasion de mes recherches sur ce sujet.”

From these details it is clear that the De Lucs’ journey to Chamonix in 1754 was of the greatest importance in the history of scientific altimetry in the Alps. It stimulated Jean-André to undertake those researches which laid the basis for all future progress in the geography and cartography of the Alps. Before this, the only estimates for the elevation above sea-level of the Lake of Geneva were built (it is impossible to say based) on extremely crude comparisons of the slope and length of the Loire and the Rhone, from which Jean-Christophe Fatio de Duillier14 obtained a figure of about 830 meters which was twice too high. Estimates of the heights of the summits of the Alps were therefore quite useless before De Luc drove a barometric traverse from the Lake of Geneva to the Mediterranean in 1757 and obtained a value of about 360 meters which compares favourably with that of 372 meters accepted today. It is of the greatest interest to know that the Irishman Jefferys, the Scotsman Forbes, and the American Mackinnon were present with the De Lucs on that memorable excursion to Chamonix in 1754, and it is greatly to be hoped that more may be discovered about it and them.

1An Acount of the Glaciers or Ice Alps in Savoy . . . London, 1744.

2Earle’s account of his journey to Chamonix in 1767 is published in the current number of the Alpine Journal.

3“Relation inédite d’un voyage aux Glaciéres de Savoie fait en 1762 par un voyageur fran?ais,” publiée par L. Raulet, Annuaire du Club Alpin Fran?ais, 20, 1894.

4The Journal of Dr. John Morgan of Philadelphia from the City of Rome to the City of London 1764. Printed for private circulation by B. Lippincott Company, Philadelphia, 1907.

5Correspondance Générale de J.-J. Rousseau. Edition Théophile Dufour, Paris, 1924, to 2, p. 141. For Morgan’s crossing of the Mont Cenis pass in 1764 see A. A. J. IV, p. 460. Peter Irving, brother of Washington Irving, visited Chamonix in 1807 and was the first American to mention Mont Blanc. Loc. cit., p. 465.

6Genève: Bibliothèque Publique et Universitaire, Ms. fr. 236: Lettres de Rousseau, f. 27. I owe the transcription of this manuscript to Dr. Bernard Gagnebin, Conservateur des Manuscripts, to whom my best thanks are due.

7Quoted by Adrien Chopard: “Geneve et les Anglais,” Bulletin de la Société d’Histoire et d’Archéologie de Geneve, t. 7, 1940, p. 267.

8British Museum: General Catalogue of Printed Books.

9Correspondance Générate de Rousseau, Paris, 1924, t. 2, p. 143.

10La Haye, 1779.

11Genève, 1772, t. 1, p. 185.

12Reference in footnote 3, pp. 489-490.

13Montquart.

14G. R. de Beer: “Les Fatio de Duillier et les Alpes,” Les Alpes, Berne, t. 24, 1948.